2e ronde : victoire contre les Blacks !

C’est le propre d’un championnat du monde. On a droit à un tour du globe sur l’échiquier. Après un Polonais la veille, Theo a mis le cap 20.000 km à l’ouest (ou à l’est, c’est pareil) pour affronter un représentant de la Nouvelle-Zélande, le pays le plus éloigné géographiquement de Paris.
Et quoi de plus judicieux pour affronter un all-black à qui les appariements ont donné les Noirs … que de lui refiler les Blancs avec un temps de moins ?
Lors de la préparation matinale, il avait été décidé d’ouvrir par une Sicilienne Dragon avec les Blancs (comprendre une Anglaise !)
L’adversaire, qui n’est pas un joueur de e4 avec les Blancs, accepte le challenge, et répond 1. … e5 sur 1.c4.
Visiblement sans le savoir, il s’embarque dans une variante très complexe : un sacrifice de pion qui est jouable quand on a les Blancs contre la Sicilienne, mais pas avec couleurs inversées et un temps de moins contre l’Anglaise.
N’empêche… le Néo-Zélandais développe une dangereuse initiative et sacrifie même un 2e pion.
Theo accuse un sérieux retard de développement et manque quelques coups précis de défense qui n’étaient assurément pas facile à trouver sur l’échiquier, qui plus est pour un gamin de 8 ans. Le coup g3 pour développer le fameux Fou du Dragon sur sa grande diagonale ne pourra finalement être joué qu’au … 23e coup, alors qu’en temps normal, dans l’Anglaise, il doit l’être dès le 2e ou 3e coup.
Fort heureusement, les joueurs d’échecs Néo-Zélandais sont moins percutants que leurs compatriotes rugbymen. Au moment de transformer l’essai, le All-Black tergiverse et loupe un coup tactique qui gagnait immédiatement la partie.
Theo l’avait senti venir, mais ne pouvait rien faire pour le contrer. Juste serrer les fesses et espérer que l’adversaire ne voit pas la combinaison.
Une fois l’orage passé, la fin est à sens unique. Le Français ne laisse pas passer une jolie combinaison de simplification et conclut proprement la finale avec ses deux pions de plus.
Dans cette partie, Theo a senti passer le vent du boulet. Mais il a fait preuve de résistance en défendant sans s’écrouler une position difficile pendant plus de 20 coups avant de sortir la tête de l’eau. Et surtout, c’est un 2e point qui s’inscrit au compteur. Tout n’était donc pas si noir..
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